Accueil / Lèvres raides, sourire figé et expressions difficiles après une chirurgie des mâchoires

Après une chirurgie orthognathique, le visage peut sembler figé, peu expressif ou difficile à contrôler.

Certains patients décrivent :

  • une lèvre qui bouge moins que l'autre ;
  • un sourire asymétrique ;
  • des commissures difficiles à relever ;
  • une difficulté à fermer complètement les lèvres ;
  • un sourire qui paraît forcé ;
  • une sensation de masque ;
  • une lèvre inférieure qui tombe ou se replie ;
  • une difficulté à prononcer certains sons ;
  • l'impression de ne plus reconnaître leurs expressions.

Ces difficultés sont fréquentes au début. Le gonflement, l'engourdissement, la tension des cicatrices, les élastiques et l'adaptation à la nouvelle position des mâchoires perturbent temporairement les mouvements du visage.

La mobilité revient généralement de manière progressive. Certaines études récentes suggèrent qu'une rééducation oro-faciale structurée peut accélérer la récupération initiale des expressions, mais les protocoles étudiés concernent des populations précises et ne doivent pas être reproduits sans l'accord de l'équipe soignante.

Pourquoi mon sourire est-il figé après l'opération ?

Le sourire mobilise de nombreux muscles autour :

  • des lèvres ;
  • des joues ;
  • du nez ;
  • du menton ;
  • des commissures.

Après l'intervention, leur fonctionnement peut être perturbé par :

  • le gonflement ;
  • la douleur ;
  • la diminution de sensibilité ;
  • la raideur des tissus ;
  • les incisions à l'intérieur de la bouche ;
  • les fils ;
  • les élastiques ;
  • la limitation de l'ouverture ;
  • la peur de tirer sur les cicatrices ;
  • la fatigue générale ;
  • la nouvelle position des mâchoires et des lèvres.

Le visage peut donc paraître peu mobile sans qu'un muscle soit paralysé.

Pendant les premiers jours, sourire au maximum n'est ni nécessaire ni toujours autorisé.

Est-il normal de ne pas réussir à sourire ?

Oui, particulièrement pendant les premières semaines.

Un sourire complet peut être difficile parce que :

  • les lèvres sont trop gonflées ;
  • les commissures sont tendues ;
  • les joues sont raides ;
  • les muscles se fatiguent rapidement ;
  • le patient ne ressent pas correctement le mouvement ;
  • les élastiques limitent l'amplitude ;
  • les tissus tirent autour des cicatrices.

Il est possible de réussir à contracter les muscles sans que le mouvement soit encore visible.

L'absence de sourire naturel au début ne permet pas de prévoir l'apparence finale.

Combien de temps faut-il pour retrouver un sourire naturel ?

Il n'existe pas de délai identique pour tous.

La récupération la plus visible se produit généralement pendant les premières semaines et les premiers mois. Elle peut se poursuivre plus longtemps lorsque :

  • le gonflement persiste ;
  • la sensibilité revient lentement ;
  • les deux mâchoires ont été opérées ;
  • une génioplastie a été associée ;
  • les lèvres restent difficiles à fermer ;
  • une rééducation est nécessaire.

Dans une étude portant sur 62 patients opérés par Le Fort I et ostéotomie sagittale mandibulaire, les patients suivant immédiatement des exercices oro-faciaux retrouvaient certains paramètres d'expression autour d'un mois, contre environ trois mois dans le groupe sans programme spécifique. Ce résultat porte sur un protocole particulier et ne signifie pas que tous les patients doivent commencer les mêmes exercices dès l'opération (source).

Pourquoi une lèvre bouge-t-elle moins que l'autre ?

Une asymétrie temporaire peut être liée à :

  • un gonflement plus important d'un côté ;
  • une sensibilité différente entre les deux côtés ;
  • une tension cicatricielle asymétrique ;
  • une fatigue musculaire ;
  • une ancienne asymétrie devenue plus visible ;
  • une coordination encore imparfaite ;
  • la position des élastiques ;
  • un hématome localisé.

La mobilité peut récupérer à des vitesses différentes.

Une asymétrie qui diminue progressivement est généralement rassurante.

Une faiblesse brutale, qui apparaît secondairement ou concerne aussi la paupière, le front ou toute une moitié du visage, doit être évaluée rapidement.

Comment distinguer une raideur d'une paralysie faciale ?

Une raideur postopératoire est souvent associée à :

  • un gonflement ;
  • une sensation de tension ;
  • une mobilité limitée mais encore présente ;
  • une gêne des deux côtés ;
  • une amélioration progressive ;
  • des mouvements difficiles mais possibles avec concentration.

Une paralysie faciale peut provoquer :

  • une impossibilité nette de relever une commissure ;
  • une difficulté à fermer un œil ;
  • un effacement des plis du visage ;
  • une faiblesse touchant toute une moitié du visage ;
  • une apparition soudaine.

La paralysie faciale n'est pas une suite habituelle de la chirurgie orthognathique.

Une faiblesse soudaine accompagnée d'un trouble de la parole, d'un bras faible ou d'une asymétrie brutale impose d'appeler le 15 ou le 112.

Pourquoi mes lèvres ne se ferment-elles plus correctement ?

La fermeture des lèvres peut être perturbée par :

  • le gonflement ;
  • l'engourdissement ;
  • la sécheresse ;
  • la tension des tissus ;
  • la nouvelle position des incisives ;
  • la nouvelle projection des mâchoires ;
  • les élastiques ;
  • la fatigue du muscle orbiculaire des lèvres.

Au début, le patient peut devoir faire un effort important pour fermer la bouche.

Cette fermeture devient généralement plus facile lorsque le gonflement diminue et que les muscles s'adaptent.

Une impossibilité persistante de fermer les lèvres peut aussi être liée à la morphologie, à la position des dents ou à une insuffisance labiale déjà présente avant l'opération. Elle doit alors être évaluée avec le chirurgien et l'orthodontiste.

Est-il normal que la lèvre inférieure tombe ?

La lèvre inférieure peut sembler tomber, se retourner ou rester éloignée des dents lorsque :

  • elle est engourdie ;
  • elle est gonflée ;
  • le menton a été opéré ;
  • la mandibule a été avancée ou reculée ;
  • le muscle mentonnier fonctionne différemment ;
  • les tissus ne se sont pas encore adaptés.

Le patient peut également ne pas sentir que la lèvre est mal positionnée.

Un miroir peut aider pendant les repas, le brossage, la parole et les exercices autorisés.

Une lèvre qui devient soudainement plus faible ou s'accompagne d'autres signes neurologiques doit être évaluée.

Pourquoi mon menton se contracte-t-il lorsque je ferme les lèvres ?

Le muscle mentonnier peut se contracter fortement lorsque la fermeture des lèvres demande un effort.

Cela peut donner :

  • un aspect plissé du menton ;
  • une tension ;
  • des petites fossettes ;
  • une sensation de crispation ;
  • une fatigue rapide.

Cette contraction peut être transitoire pendant l'adaptation.

Elle peut aussi révéler une difficulté de fermeture labiale qui existait déjà avant l'opération.

Une rééducation oro-faciale peut parfois aider à dissocier le mouvement des lèvres, la contraction du menton, la déglutition et la respiration.

Pourquoi mon sourire est-il asymétrique alors que mes mâchoires ont été recentrées ?

La correction des os ne garantit pas immédiatement une symétrie parfaite des tissus en mouvement.

Le sourire dépend aussi :

  • des muscles ;
  • des nerfs ;
  • de l'épaisseur des tissus ;
  • du gonflement ;
  • des anciennes habitudes de mouvement ;
  • de la position des dents ;
  • de la forme des lèvres ;
  • de l'anatomie propre de chaque côté.

Les études montrent qu'une chirurgie peut améliorer la symétrie des lèvres et du sourire, mais que les mouvements dynamiques restent plus difficiles à prévoir que l'apparence du visage au repos (source).

Il faut donc distinguer la symétrie du visage au repos, la symétrie pendant un petit sourire et la symétrie pendant un sourire maximal.

Le sourire final sera-t-il identique à celui d'avant ?

Pas nécessairement.

Même lorsque la mobilité revient complètement, le sourire peut être différent parce que la chirurgie a modifié :

  • la position du maxillaire ;
  • l'exposition des incisives ;
  • l'exposition de la gencive ;
  • la largeur apparente du sourire ;
  • la forme des corridors buccaux ;
  • la position des lèvres ;
  • la symétrie du plan dentaire ;
  • le soutien de la lèvre supérieure.

Une étude de 87 patients a observé une amélioration de plusieurs caractéristiques du sourire après chirurgie bimaxillaire, mais les modifications variaient selon la classe squelettique et le type de déformation (source).

Le nouveau sourire n'est donc pas simplement l'ancien sourire revenu après dégonflement.

Pourquoi ai-je l'impression de sourire moins largement ?

Cette impression peut être liée à une amplitude réellement limitée, au gonflement, aux cicatrices, à une gêne des commissures, à une diminution de l'ouverture, à une peur de tirer sur les tissus, ou à une modification de la largeur visible des dents.

La largeur du sourire peut évoluer avec la récupération musculaire et les finitions orthodontiques.

Elle ne doit pas être jugée pendant la phase postopératoire immédiate.

Pourquoi les dents sont-elles moins visibles quand je souris ?

La visibilité des dents dépend de la position verticale du maxillaire, de la longueur de la lèvre supérieure, de sa mobilité, du gonflement, de la position orthodontique des incisives et de l'amplitude du sourire.

Une lèvre supérieure encore raide peut masquer davantage les dents.

À l'inverse, certains mouvements du maxillaire peuvent réellement modifier l'exposition dentaire.

La différence entre une raideur temporaire et un changement structurel ne peut être évaluée correctement qu'après diminution du gonflement.

Pourquoi mon sourire paraît-il forcé ou artificiel ?

Un sourire paraît naturel lorsque plusieurs muscles se contractent de manière coordonnée.

Après l'opération, le patient peut devoir contrôler volontairement la position des lèvres, la commissure, l'ouverture, la fermeture, la langue et la respiration.

Cette concentration rend le mouvement moins spontané.

La sensation d'un sourire artificiel peut aussi venir du fait que le cerveau compare chaque mouvement au visage mémorisé avant l'opération.

La spontanéité revient souvent progressivement avec les interactions sociales, la parole, le rire et les mouvements du quotidien.

Est-ce que rire peut abîmer les cicatrices ?

Un rire léger et spontané ne déplace généralement pas les mâchoires.

Dans les premiers jours, un rire intense peut toutefois tirer sur les lèvres, provoquer une douleur, mettre les cicatrices sous tension, faire saigner légèrement une zone fragile ou être limité par les élastiques.

Il ne faut pas chercher à bloquer tous les mouvements du visage, mais il ne faut pas non plus réaliser volontairement de grands sourires répétés sans autorisation.

Une douleur vive, un saignement important ou une sensation de déplacement après un mouvement doivent être signalés.

Peut-on commencer à faire des exercices de sourire tout de suite ?

Pas automatiquement.

Certains protocoles récents ont étudié des exercices précoces, mais leur date de début, leur intensité et leur contenu étaient encadrés.

Un essai randomisé de 56 patients de classe II a rapporté une amélioration plus rapide de plusieurs indices de fonction faciale avec un programme structuré de rééducation des muscles oro-faciaux. Ces résultats ne doivent pas être transformés en programme universel, car ils concernent une population, une chirurgie et un protocole particuliers (source).

Demandez au chirurgien à partir de quand mobiliser les lèvres, quels mouvements sont autorisés, si les cicatrices peuvent être mises en tension, si les élastiques doivent rester en place, et si une rééducation est indiquée.

Quels exercices peuvent être proposés ?

Selon le stade de récupération, un professionnel peut proposer :

  • fermer les lèvres sans serrer le menton ;
  • avancer doucement les lèvres ;
  • sourire légèrement ;
  • relever les commissures ;
  • gonfler les joues ;
  • alterner sourire et relâchement ;
  • prononcer certains sons ;
  • travailler devant un miroir ;
  • mobiliser séparément la lèvre supérieure et la lèvre inférieure ;
  • coordonner lèvres, langue et respiration.

Tous ces exercices ne sont pas adaptés à tous les patients.

Le gonflement des joues ou la mise en pression dans la bouche peuvent notamment être déconseillés après certaines interventions du maxillaire ou des sinus.

Faut-il faire les exercices devant un miroir ?

Le miroir peut être utile pour visualiser le mouvement, corriger une asymétrie, vérifier la fermeture des lèvres, éviter une contraction excessive du menton et retrouver la coordination.

Il peut aussi devenir une source d'inquiétude si le patient s'observe en permanence.

Une séance courte, structurée et conforme au programme donné est préférable à des tests répétés plusieurs dizaines de fois par jour.

Combien de fois par jour faut-il exercer les lèvres ?

Il n'existe pas de fréquence universelle.

La fréquence dépend du jour postopératoire, du type de chirurgie, des cicatrices, de la sensibilité, de la fatigue et du programme prescrit.

Des séances courtes et régulières sont généralement mieux tolérées qu'un entraînement long et intense.

Une fatigue légère peut être normale. Une douleur vive, un regonflement ou une gêne durable après les exercices doivent conduire à les arrêter et à demander conseil.

Faut-il forcer pour retrouver les expressions plus vite ?

Non.

Forcer peut provoquer une douleur, une irritation, une tension des cicatrices, une fatigue musculaire, une aggravation de l'asymétrie ou une appréhension du mouvement.

Le visage ne récupère pas plus vite parce que le patient réalise le plus grand sourire possible.

La progression doit viser la qualité, la coordination, la symétrie et le confort plutôt que l'amplitude maximale immédiate.

Qui peut rééduquer les lèvres et le sourire ?

Selon le problème principal, le suivi peut être assuré par un kinésithérapeute maxillo-facial, un orthophoniste formé à la motricité oro-faciale, ou parfois les deux.

Le kinésithérapeute peut travailler davantage sur la mobilité, les tensions, les cicatrices, les muscles du visage, la posture cervicale et l'ouverture mandibulaire.

L'orthophoniste peut intervenir davantage sur la fermeture des lèvres, la posture de la langue, la déglutition, l'articulation de la parole, les fonctions oro-myo-faciales et la coordination des mouvements.

Le professionnel doit connaître les restrictions liées à la chirurgie récente. Pour un aperçu concret du déroulé des séances, voir notre page sur la kinésithérapie après une chirurgie des mâchoires, de la première séance à la fin de la rééducation.

Les exercices de prononciation peuvent-ils aider ?

La parole mobilise naturellement les lèvres, la langue, les joues et la mandibule.

Certains sons sollicitent particulièrement les lèvres : « ou », « i », « p », « b », « m ».

Un professionnel peut utiliser des sons ou des mots dans une progression fonctionnelle.

Il ne faut pas répéter intensivement des mouvements douloureux ni parler pendant des heures pour « muscler » les lèvres.

Pourquoi certains sons sont-ils plus difficiles ?

Les consonnes peuvent être moins nettes lorsque les lèvres ferment mal, la sensibilité est diminuée, la langue est gonflée, la mandibule s'ouvre peu, les élastiques limitent les mouvements ou la salive est difficile à gérer.

Les sons nécessitant un contact entre les deux lèvres, comme « p », « b » et « m », peuvent être particulièrement perturbés.

La parole s'améliore généralement avec la diminution du gonflement et l'adaptation.

Les lèvres peuvent-elles rester définitivement moins mobiles ?

Une diminution durable est possible, mais elle ne constitue pas la situation habituelle.

La mobilité peut rester différente en raison d'une cicatrice, d'une atteinte nerveuse, d'une asymétrie musculaire, d'un changement structurel, d'une récupération incomplète ou d'une ancienne limitation.

Les petites études tridimensionnelles disponibles montrent que la mobilité faciale peut revenir près des valeurs préopératoires à moyen ou long terme, mais les effectifs restent faibles et les résultats dépendent de l'intervention étudiée (source).

Une stagnation importante doit être évaluée plutôt que simplement attribuée au temps.

Quand faut-il s'inquiéter d'un sourire asymétrique ?

Demandez un avis si l'asymétrie s'aggrave, apparaît brutalement, si un œil ferme moins bien, si le front bouge moins d'un côté, si une commissure devient totalement immobile, si la salive s'échappe soudainement, si la parole se dégrade brutalement, si une faiblesse d'un bras ou d'une jambe apparaît, si le visage regonfle, ou si une douleur ou un écoulement apparaît.

Une asymétrie stable et progressivement améliorée peut être suivie lors des contrôles habituels.

Peut-on corriger un sourire asymétrique avec la rééducation ?

Cela dépend de la cause.

La rééducation peut aider lorsqu'il existe une mauvaise coordination, une raideur, une appréhension, une contraction excessive d'un côté, une habitude ancienne ou une faiblesse fonctionnelle modérée.

Elle ne peut pas corriger seule un déplacement osseux insuffisant, une asymétrie dentaire importante, une lésion nerveuse sévère, une cicatrice profonde nécessitant un autre traitement ou une complication mécanique.

Le diagnostic doit donc précéder le programme.

Le sourire continue-t-il à changer après la fin du gonflement ?

Oui.

Il peut encore évoluer avec la récupération musculaire, le retour de la sensibilité, l'assouplissement des cicatrices, les exercices, la reprise de la parole et de la mastication, les finitions orthodontiques et l'adaptation psychologique au nouveau visage.

Les caractéristiques esthétiques du sourire peuvent être améliorées après la chirurgie, mais la trajectoire varie selon le type de déformation et les mouvements réalisés (source).

Pourquoi je souris différemment sur les photos et dans le miroir ?

Le miroir montre une image inversée que le patient voit depuis des années.

Les photographies montrent une orientation différente, parfois avec un objectif déformant, une lumière dure, une expression figée, un angle inhabituel ou une distance trop courte.

Le patient peut donc trouver son sourire beaucoup plus asymétrique sur une photographie.

Pour suivre l'évolution : utilisez la même lumière, placez l'appareil à la même distance, évitez les objectifs très grand-angle, prenez une photo au repos et une avec un sourire naturel, et espacez les comparaisons.

Est-il normal de ne plus se reconnaître quand on sourit ?

Oui, cela peut arriver.

Le sourire est fortement lié à l'identité et à la manière dont une personne se perçoit.

Après l'opération, le patient doit s'adapter à une nouvelle position des dents, un nouveau profil, une exposition dentaire différente, des lèvres temporairement raides, des sensations inhabituelles et des expressions qu'il contrôle moins bien.

Cette période d'adaptation peut être plus difficile que le changement du visage au repos.

Une détresse importante ou persistante mérite d'être évoquée avec l'équipe ou un professionnel de santé mentale.

Que faire si je déteste mon sourire après l'opération ?

Ne tirez pas de conclusion définitive pendant les premières semaines.

Notez précisément ce qui vous dérange : asymétrie, manque de mobilité, exposition insuffisante des dents, sourire gingival, commissure plus basse, lèvre trop épaisse ou trop fine, menton contracté.

Le chirurgien pourra déterminer si cela relève du gonflement, de la raideur, de la sensibilité, de l'orthodontie encore en cours, d'un changement structurel, d'une complication ou d'un besoin de rééducation.

Il est généralement trop tôt pour discuter d'une correction esthétique tant que les tissus et l'occlusion ne sont pas stabilisés.

Comment suivre la récupération sans devenir obsédé ?

Il est préférable d'évaluer la fonction à intervalles raisonnables.

Vous pouvez noter une fois par semaine : la fermeture des lèvres, la largeur du sourire, la symétrie, la capacité à prononcer certains sons, la fatigue, la salivation, l'impact sur les repas.

Évitez les photographies plusieurs fois par jour, les grimaces répétées, les comparaisons avec d'autres patients, les tests forcés et l'analyse de chaque petite variation.

La récupération n'est pas parfaitement linéaire.

Quels signes doivent faire consulter rapidement ?

Contactez l'équipe si :

  • une commissure devient soudainement immobile ;
  • l'asymétrie augmente fortement ;
  • la paupière ne ferme plus correctement ;
  • le visage regonfle ;
  • une douleur intense apparaît ;
  • une cicatrice s'ouvre ;
  • un écoulement ou une fièvre apparaît ;
  • l'occlusion change ;
  • les exercices entraînent une aggravation durable ;
  • la difficulté à fermer les lèvres empêche de boire.

Appelez le 15 ou le 112 en cas de :

  • paralysie brutale d'une moitié du visage ;
  • trouble soudain de la parole ;
  • faiblesse d'un bras ou d'une jambe ;
  • trouble visuel brutal ;
  • difficulté respiratoire ;
  • gonflement rapide de la langue ou du cou.

Questions fréquentes

Est-il normal que mon sourire soit figé après l'opération ?

Oui. Le gonflement, les cicatrices, l'engourdissement et les élastiques perturbent temporairement les mouvements.

Combien de temps faut-il pour sourire normalement ?

La récupération la plus visible se produit souvent pendant les premières semaines et les premiers mois, mais elle varie selon les patients.

Pourquoi une lèvre bouge-t-elle moins que l'autre ?

Le gonflement, la sensibilité et les tensions peuvent être asymétriques. Une différence qui diminue progressivement est fréquente.

Dois-je faire des exercices de sourire ?

Seulement lorsqu'ils ont été autorisés et montrés par un professionnel.

Faut-il sourire au maximum pour progresser ?

Non. La qualité et la coordination du mouvement sont plus importantes que l'amplitude maximale.

La rééducation peut-elle corriger une asymétrie ?

Elle peut aider si l'asymétrie est fonctionnelle ou liée à la raideur, mais pas si elle est due à un problème structurel.

Pourquoi mon menton se plisse-t-il quand je ferme la bouche ?

Le muscle mentonnier compense parfois une fermeture des lèvres difficile.

Mon sourire sera-t-il identique à celui d'avant ?

Pas forcément, car la position des mâchoires, des dents et des lèvres a changé.

Est-ce grave de rire pendant les premières semaines ?

Un rire léger n'est généralement pas dangereux. Une douleur vive, un saignement ou une sensation de déplacement doivent être signalés.

Quand consulter en urgence ?

En cas de faiblesse brutale d'une moitié du visage, surtout avec un trouble de la parole ou une faiblesse d'un membre, appelez le 15 ou le 112.

À retenir

  • Un sourire figé ou asymétrique est fréquent au début.
  • Le gonflement, l'engourdissement, les cicatrices et les élastiques limitent les expressions.
  • La mobilité revient généralement progressivement pendant les semaines et les mois suivants.
  • Le sourire final peut être différent de celui d'avant, même lorsque la mobilité est revenue.
  • Les exercices ne doivent pas commencer sans autorisation.
  • Il ne faut pas rechercher une douleur ou une tension importante.
  • Une rééducation oro-faciale structurée peut accélérer la récupération initiale chez certains patients.
  • Le kinésithérapeute et l'orthophoniste peuvent avoir des rôles complémentaires.
  • Une asymétrie brutale ou une faiblesse touchant aussi l'œil doit être évaluée rapidement.
  • Le résultat du sourire ne doit pas être jugé pendant la phase de gonflement.

Ce contenu fournit des informations générales. Il ne remplace pas l'examen, les consignes ni le suivi de votre chirurgien, de votre orthodontiste, de votre kinésithérapeute ou de votre orthophoniste.

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