Accueil / Quand peut-on conduire et voyager après une chirurgie des mâchoires ?

Après une chirurgie orthognathique, la possibilité de se déplacer ne dépend pas uniquement du nombre de jours écoulés depuis l'intervention.

Une personne peut se sentir suffisamment bien pour sortir tout en restant limitée par :

  • la fatigue ;
  • les médicaments ;
  • les vertiges ;
  • la diminution de la vigilance ;
  • les nausées ;
  • les difficultés à boire et à s'alimenter ;
  • la congestion nasale ;
  • le risque de saignement ;
  • les contrôles postopératoires ;
  • la nécessité de rester proche de l'équipe chirurgicale.

Il n'existe pas de délai scientifique universel permettant d'autoriser la conduite, un long trajet ou un voyage en avion après une chirurgie orthognathique. Les études disponibles portent surtout sur la récupération des activités quotidiennes, de la fonction orale, de l'alimentation et de la qualité de vie. Elles montrent une amélioration progressive mais très variable. Dans une étude prospective de 170 patients, le retour aux activités ordinaires suivait globalement l'amélioration de la douleur, tandis que les activités de loisir et certaines fonctions orales demandaient davantage de temps (source).

Il existe peu de données scientifiques permettant de fixer précisément la date de reprise de la conduite ou du voyage après une chirurgie orthognathique. Les études disponibles portent principalement sur la récupération fonctionnelle, la qualité de vie, l'alimentation et le retour aux activités quotidiennes. Les données relatives au voyage aérien proviennent surtout de la littérature sur les traumatismes faciaux, la barosinusite et la chirurgie ORL. Elles constituent donc des données indirectes et ne permettent pas de définir un délai universel après une ostéotomie du maxillaire.

La décision doit donc être individualisée selon :

  • le type d'opération ;
  • la présence d'une chirurgie du maxillaire ou des sinus ;
  • les médicaments pris ;
  • les symptômes ;
  • la durée du trajet ;
  • le moyen de transport ;
  • la distance avec le chirurgien ;
  • le risque de complication.

Quand peut-on recommencer à conduire ?

La conduite peut reprendre lorsque vous êtes réellement capable de contrôler un véhicule et de faire face à une situation imprévue.

Vous devez notamment pouvoir :

  • rester parfaitement éveillé ;
  • vous concentrer pendant toute la durée du trajet ;
  • tourner suffisamment la tête pour contrôler la circulation ;
  • regarder dans les rétroviseurs et les angles morts ;
  • freiner brutalement si nécessaire ;
  • réagir rapidement ;
  • supporter la position assise ;
  • conduire sans vertige, nausée ou malaise ;
  • ne plus prendre de traitement incompatible avec la conduite.

La date de l'opération ne suffit pas à déterminer cette aptitude.

Peut-on conduire sous antalgiques ?

Cela dépend du médicament.

Certains antalgiques, anxiolytiques, antihistaminiques ou médicaments contre les nausées peuvent provoquer :

  • une somnolence ;
  • une diminution de l'attention ;
  • des vertiges ;
  • un ralentissement des réactions ;
  • une vision trouble.

En France, les médicaments susceptibles d'altérer la conduite comportent un pictogramme indiquant leur niveau de risque. La Sécurité routière rappelle que certains traitements augmentent le risque d'accident et qu'il faut tenir compte de ces avertissements.

Ne conduisez pas :

  • après la prise d'un opioïde provoquant de la somnolence ;
  • après un anxiolytique ou un sédatif ;
  • si la notice déconseille la conduite ;
  • si vous ne vous sentez pas parfaitement vigilant ;
  • parce que « le trajet est court ».

Un traitement bien toléré à domicile peut malgré tout ralentir la réaction nécessaire à un freinage d'urgence.

Peut-on conduire avec des élastiques ?

Les élastiques ne rendent pas automatiquement la conduite impossible, mais ils ajoutent une contrainte.

Ils peuvent :

  • limiter l'ouverture de la bouche ;
  • compliquer la parole ;
  • rendre la gestion d'un vomissement plus difficile ;
  • augmenter l'anxiété ;
  • gêner l'hydratation pendant un trajet.

Avant de conduire, vous devez :

  • connaître le protocole d'urgence donné par l'équipe ;
  • disposer du matériel recommandé pour retirer les élastiques si une urgence réelle l'impose ;
  • pouvoir accéder immédiatement à ce matériel ;
  • ne pas avoir de nausées ;
  • ne pas être seul pour un long trajet pendant la récupération précoce.

Ne retirez pas les élastiques simplement pour conduire.

Faut-il pouvoir ouvrir largement la bouche pour conduire ?

Non, une grande ouverture n'est pas nécessaire pour contrôler un véhicule.

En revanche, une très faible ouverture peut devenir problématique si elle s'accompagne :

  • de difficultés à respirer ;
  • de nausées ;
  • de vomissements ;
  • d'une impossibilité à boire ;
  • d'une douleur importante ;
  • d'une difficulté à communiquer en cas d'urgence.

La question principale reste votre capacité globale à réagir, et non le nombre de millimètres d'ouverture.

Faut-il pouvoir tourner complètement la tête ?

Vous devez pouvoir surveiller correctement votre environnement.

Le gonflement, les tensions cervicales ou la fatigue peuvent limiter :

  • la rotation de la tête ;
  • la vérification des angles morts ;
  • la capacité à regarder derrière soi ;
  • la rapidité des mouvements.

Les radars, caméras et systèmes d'assistance du véhicule ne remplacent pas la capacité physique et la vigilance du conducteur.

Peut-on conduire si l'on se sent seulement un peu fatigué ?

La fatigue postopératoire peut être plus importante qu'elle ne le paraît.

Elle peut être accentuée par :

  • le manque de sommeil ;
  • une alimentation insuffisante ;
  • la perte de poids ;
  • la déshydratation ;
  • la douleur ;
  • les médicaments ;
  • l'anémie éventuelle ;
  • la concentration nécessaire pour gérer les symptômes.

Une étude prospective consacrée à la nutrition après chirurgie orthognathique a retrouvé une diminution importante des apports énergétiques au début de la récupération, avec une amélioration progressive jusqu'au troisième mois (source).

Une fatigue modérée à la maison peut devenir problématique sur la route, où la vigilance doit rester constante.

Comment tester sa capacité avant de reconduire ?

Avant un premier trajet, vérifiez que vous pouvez :

  • rester assis sans malaise ;
  • tourner la tête à droite et à gauche ;
  • faire rapidement les mouvements nécessaires ;
  • rester concentré pendant au moins la durée prévue ;
  • entrer et sortir du véhicule sans difficulté ;
  • freiner fortement sans douleur ;
  • gérer votre salive et votre respiration ;
  • vous hydrater avant et après le trajet.

Commencez par un trajet :

  • court ;
  • connu ;
  • en dehors des heures de forte circulation ;
  • sans enfant à gérer seul ;
  • sans contrainte horaire importante.

La première reprise ne doit pas être un long trajet autoroutier.

Peut-on être passager dès la sortie de l'hôpital ?

Le retour à domicile comme passager est généralement organisé par l'établissement lorsque la sortie est autorisée.

Pour améliorer le confort, prévoyez :

  • une personne disponible pour conduire ;
  • une position suffisamment redressée ;
  • une ceinture correctement placée ;
  • des compresses ;
  • de l'eau ;
  • les médicaments nécessaires ;
  • un récipient ou un sac en cas de nausée ;
  • le matériel relatif aux élastiques ;
  • les coordonnées du service.

Une étude suivant quotidiennement 170 patients montre que la douleur et la prise de médicaments persistent fréquemment pendant les deux à trois premières semaines, même si de nombreuses autres suites immédiates s'améliorent plus rapidement (source).

Comment se protéger de la ceinture de sécurité ?

La ceinture doit rester attachée.

Elle ne doit pas être placée derrière le dos ni sous le bras.

Elle ne repose normalement pas directement sur les mâchoires, mais un trajet brusque ou un freinage peut provoquer un mouvement du corps.

Un petit coussin ne doit pas empêcher le fonctionnement correct de la ceinture.

Peut-on faire un long trajet en voiture ?

Un long trajet ajoute plusieurs contraintes :

  • position assise prolongée ;
  • fatigue ;
  • difficulté à s'alimenter ;
  • accès limité à l'eau et aux toilettes ;
  • éloignement du service ;
  • risque de nausée ;
  • impossibilité de se reposer correctement ;
  • risque de bouchons.

Lorsque le déplacement ne peut pas être évité :

  • ne conduisez pas seul ;
  • prévoyez des pauses ;
  • gardez vos médicaments accessibles ;
  • transportez une alimentation compatible ;
  • emportez de l'eau ;
  • conservez les coordonnées du chirurgien ;
  • repérez les établissements de santé sur le trajet ;
  • évitez de porter les bagages.

Peut-on prendre le train après l'opération ?

Le train n'expose pas aux mêmes variations importantes de pression atmosphérique qu'un voyage en avion.

Les principales difficultés sont plutôt :

  • le déplacement jusqu'à la gare ;
  • les escaliers ;
  • la foule ;
  • les bagages ;
  • les correspondances ;
  • la durée du voyage ;
  • la difficulté à s'allonger ;
  • l'alimentation ;
  • l'éloignement de l'équipe chirurgicale.

Pour les premiers trajets, privilégiez :

  • une place réservée ;
  • un trajet direct ;
  • une personne accompagnante ;
  • une marge suffisante entre les correspondances ;
  • un accès facile aux toilettes ;
  • des bagages légers ;
  • une alimentation et des boissons préparées.

Peut-on voyager seul en train ?

Un trajet seul peut être raisonnable lorsque vous êtes autonome pour :

  • marcher ;
  • porter vos affaires légères ;
  • boire et vous alimenter ;
  • prendre vos médicaments ;
  • gérer les élastiques ;
  • demander de l'aide ;
  • faire face à un saignement mineur ou à une nausée.

Il vaut mieux être accompagné lorsque :

  • l'opération est récente ;
  • vous avez encore des vertiges ;
  • vous êtes très fatigué ;
  • vous prenez un traitement sédatif ;
  • vous avez déjà présenté un saignement ;
  • le trajet comporte plusieurs correspondances ;
  • vous transportez des bagages.

Peut-on prendre le métro ou les transports en commun ?

Les transports urbains peuvent exposer à :

  • des freinages brusques ;
  • des mouvements de foule ;
  • un risque de chute ;
  • des stations sans ascenseur ;
  • une fatigue rapide ;
  • des contacts accidentels avec le visage.

Évitez les heures de pointe au début.

Asseyez-vous lorsque cela est possible et protégez-vous des bousculades.

Quand peut-on prendre l'avion ?

Il n'existe pas de délai universel validé après une chirurgie orthognathique.

La décision doit être prise avec le chirurgien, surtout après :

  • une ostéotomie du maxillaire ;
  • une chirurgie bimaxillaire ;
  • une intervention sur la cloison ou les cornets ;
  • une ouverture ou une manipulation des sinus ;
  • un saignement nasal récent ;
  • une congestion importante ;
  • une complication ;
  • une reprise chirurgicale.

La littérature disponible sur les vols après chirurgie orthognathique est très limitée. Même dans les publications consacrées aux fractures du massif facial impliquant les sinus, les auteurs soulignent l'absence de recommandations clairement fondées sur des preuves et la nécessité d'une évaluation clinique individuelle (source).

Pourquoi la pression de l'avion peut-elle poser problème ?

La pression de la cabine varie pendant la montée et surtout la descente.

Pour équilibrer ces changements, l'air doit pouvoir circuler entre les cavités.

Lorsque les sinus ou le nez sont obstrués par :

  • un œdème ;
  • du sang séché ;
  • des croûtes ;
  • des sécrétions ;
  • une inflammation,

les variations de pression peuvent provoquer :

  • une douleur faciale ;
  • une pression dans les sinus ;
  • une douleur au niveau des oreilles ;
  • un saignement ;
  • un barotraumatisme.

Une revue systématique sur la barosinusite rapporte que la descente en avion fait partie des situations pouvant déclencher ce type de douleur ou de saignement, notamment lorsque la ventilation des sinus est obstruée. Cette revue ne portait toutefois pas spécifiquement sur les patients venant de subir une chirurgie orthognathique (source).

Une chirurgie du maxillaire expose-t-elle davantage ?

Une ostéotomie de Le Fort I concerne une région directement voisine :

  • des fosses nasales ;
  • du plancher nasal ;
  • des sinus maxillaires.

Le gonflement et les sécrétions postopératoires peuvent donc perturber temporairement la ventilation naso-sinusienne.

Cela ne signifie pas qu'un vol entraînera nécessairement une complication, mais la situation mérite une validation plus stricte que pour une intervention limitée au menton ou à la mandibule.

Peut-on prendre l'avion avec le nez encore bouché ?

Un nez très bouché peut rendre le vol inconfortable et compliquer l'équilibrage des pressions.

Il faut particulièrement éviter de décider seul de voyager lorsque vous présentez :

  • une obstruction importante ;
  • une douleur sinusienne ;
  • un saignement récent ;
  • une infection ;
  • de la fièvre ;
  • un écoulement purulent ;
  • une douleur d'oreille ;
  • une impossibilité à suivre les précautions nasales.

Le chirurgien doit juger si le vol peut être maintenu, reporté ou nécessite une évaluation ORL.

Peut-on se moucher pendant le vol ?

Pas si le chirurgien vous l'interdit encore.

Après une chirurgie du maxillaire, il est fréquent que le patient doive éviter de se moucher pendant une certaine période.

Il ne faut pas non plus réaliser de votre propre initiative une manœuvre consistant à :

  • pincer le nez ;
  • fermer la bouche ;
  • souffler fortement.

Cette manœuvre augmente la pression dans le nez, les oreilles et les sinus.

Demandez avant le départ quelles méthodes d'équilibrage sont autorisées.

Comment équilibrer les oreilles sans se moucher ?

Selon la situation, l'équipe peut autoriser des gestes doux comme :

  • avaler ;
  • bâiller sans forcer ;
  • boire par petites gorgées ;
  • mâcher lorsque cela est autorisé.

Les méthodes doivent être adaptées aux restrictions postopératoires.

Le chewing-gum n'est pas nécessairement possible si la mastication n'a pas encore repris.

Peut-on utiliser un spray décongestionnant avant le vol ?

Uniquement après avis médical.

Les sprays vasoconstricteurs peuvent provoquer ou aggraver :

  • sécheresse ;
  • irritation ;
  • saignement ;
  • accélération du rythme cardiaque ;
  • hypertension ;
  • effet rebond en cas d'utilisation prolongée.

Ils peuvent aussi être contre-indiqués selon les antécédents et les traitements.

Les publications sur la barosinusite décrivent l'utilisation de décongestionnants dans certaines situations, mais elles ne constituent pas une autorisation générale après chirurgie orthognathique.

Peut-on utiliser du sérum physiologique pendant le vol ?

Lorsque le sérum physiologique a été autorisé, un spray doux peut aider à humidifier une muqueuse desséchée par l'air de la cabine.

Il faut néanmoins respecter :

  • le dispositif autorisé ;
  • la pression ;
  • la fréquence ;
  • les consignes après chirurgie du maxillaire.

Un spray doux n'est pas équivalent à une irrigation sous forte pression.

Le vol augmente-t-il le gonflement ?

La position assise prolongée, la fatigue, la déshydratation et le manque de mouvement peuvent augmenter la sensation de gonflement ou d'inconfort.

Cela ne signifie pas forcément que les os ou les plaques sont affectés.

Un véritable regonflement important, unilatéral, douloureux ou accompagné de fièvre doit être évalué.

Le vol peut-il provoquer un saignement de nez ?

La sécheresse de l'air, l'irritation de la muqueuse et les variations de pression peuvent favoriser un petit saignement chez une personne vulnérable.

Un patient ayant présenté un saignement important ou récent doit obtenir l'accord du chirurgien avant le vol.

Pendant le trajet, un saignement rouge vif, abondant ou continu nécessite l'aide du personnel navigant et une évaluation médicale à l'arrivée ou en urgence selon sa gravité.

Peut-on voyager avec des élastiques ?

Oui dans certaines situations, mais il faut anticiper les urgences.

Gardez à portée de main :

  • les élastiques de rechange ;
  • le schéma de pose ;
  • le matériel de retrait d'urgence donné par l'équipe ;
  • les coordonnées du chirurgien ;
  • une explication médicale simple en français et, idéalement, en anglais ;
  • vos médicaments.

Le matériel d'urgence ne doit pas être placé en soute.

Les contrôles de sécurité posent-ils problème avec les plaques ?

Les plaques et vis en titane ne déclenchent généralement pas de difficulté particulière lors des contrôles de sécurité ordinaires.

Il peut néanmoins être utile de conserver un compte rendu ou un document mentionnant l'intervention, surtout si vous transportez :

  • des médicaments liquides ;
  • des seringues sans aiguille ;
  • du matériel médical ;
  • des compléments nutritionnels ;
  • des poches de froid spécifiques.

Existe-t-il un risque de thrombose pendant un long voyage ?

Tout trajet prolongé avec immobilité peut contribuer au risque de thrombose chez certaines personnes.

Le risque dépend notamment :

  • de la durée du voyage ;
  • des antécédents personnels ou familiaux ;
  • de la mobilité ;
  • du tabagisme ;
  • de la contraception ou d'un traitement hormonal ;
  • de l'obésité ;
  • d'une maladie de coagulation ;
  • d'autres opérations ou pathologies.

Pour un trajet prolongé, le médecin peut recommander :

  • de marcher régulièrement ;
  • de mobiliser les chevilles ;
  • de s'hydrater ;
  • d'éviter l'alcool ;
  • de porter une contention veineuse dans certaines situations.

Ne prenez pas d'aspirine ou d'anticoagulant sans prescription. Ces traitements peuvent aussi augmenter le risque de saignement.

Peut-on voyager loin pendant les premières semaines ?

Le problème n'est pas seulement le transport.

Un voyage lointain peut vous éloigner :

  • du chirurgien ;
  • de l'orthodontiste ;
  • des rendez-vous de contrôle ;
  • d'un service connaissant votre dossier ;
  • d'une pharmacie familière ;
  • de votre alimentation habituelle.

Les complications possibles pendant la convalescence comprennent notamment :

  • infection ;
  • saignement retardé ;
  • regonflement ;
  • douleur croissante ;
  • changement de l'occlusion ;
  • problème d'élastiques ;
  • déshydratation ;
  • difficulté nutritionnelle.

La récupération fonctionnelle et nutritionnelle évolue encore pendant les premières semaines et les premiers mois (source, source).

Peut-on partir en vacances pour récupérer ?

Un séjour calme peut être compatible avec la convalescence s'il ne vous éloigne pas excessivement des soins.

Privilégiez :

  • une destination accessible ;
  • un hébergement confortable ;
  • une alimentation facilement adaptable ;
  • la proximité d'un établissement de santé ;
  • une température modérée ;
  • l'absence d'activité exposant le visage à un choc ;
  • la possibilité de revenir pour les contrôles.

Évitez les séjours :

  • isolés ;
  • sportifs ;
  • très chauds ;
  • sans accès à l'eau potable ;
  • avec de longs déplacements ;
  • incompatibles avec les rendez-vous.

Peut-on partir à l'étranger ?

Avant le départ, vérifiez :

  • l'accord du chirurgien ;
  • les rendez-vous prévus ;
  • la couverture de l'assurance ;
  • l'accès à des soins maxillo-faciaux ;
  • les règles de transport des médicaments ;
  • la validité des ordonnances ;
  • le numéro d'urgence local ;
  • les modalités de contact avec l'équipe française.

Un simple appel à votre chirurgien ne remplacera pas toujours un examen sur place.

Que faut-il emporter dans son bagage à main ?

Préparez :

  • les ordonnances ;
  • les médicaments dans leur emballage d'origine ;
  • une liste des traitements ;
  • les coordonnées du chirurgien ;
  • un résumé de l'intervention ;
  • les élastiques de rechange ;
  • le matériel d'urgence recommandé ;
  • des compresses ;
  • du sérum physiologique si autorisé ;
  • un soin pour les lèvres ;
  • une petite brosse à dents ;
  • une alimentation compatible ;
  • des compléments nutritionnels ;
  • une bouteille d'eau après le contrôle de sécurité.

Les éléments indispensables ne doivent pas être placés uniquement en soute.

Peut-on transporter des médicaments liquides et une seringue sans aiguille ?

Les règles dépendent du pays, de l'aéroport et de la compagnie.

Conservez :

  • l'ordonnance ;
  • les emballages ;
  • les étiquettes ;
  • éventuellement une attestation médicale.

Une seringue sans aiguille utilisée pour l'alimentation ou les médicaments doit être propre et transportée avec le justificatif médical lorsque cela est demandé.

Peut-on porter sa valise ?

Le port de bagages peut :

  • augmenter l'effort ;
  • provoquer un serrement des dents ;
  • accentuer les vertiges ;
  • entraîner une chute ;
  • fatiguer les muscles ;
  • exposer le visage à un choc.

Utilisez :

  • une valise à roulettes ;
  • un service d'assistance ;
  • un bagage léger ;
  • l'aide d'un accompagnant.

Évitez de soulever une lourde valise au-dessus de la tête.

Peut-on dormir pendant le trajet ?

Oui, mais la position doit rester compatible avec votre confort et votre respiration.

Lorsque le gonflement est encore important :

  • restez suffisamment redressé ;
  • évitez d'appuyer directement le visage ;
  • gardez les voies respiratoires dégagées ;
  • ne prenez pas un sédatif uniquement pour dormir pendant le voyage ;
  • gardez le matériel utile accessible.

Faut-il porter un masque ?

Un masque peut être utile dans les lieux très fréquentés, notamment si vous souhaitez réduire l'exposition aux infections respiratoires.

Il doit toutefois être suffisamment confortable pour ne pas :

  • comprimer fortement le visage ;
  • irriter les incisions ;
  • gêner la respiration ;
  • maintenir une humidité excessive sur une peau irritée.

Que faire en cas de vomissement pendant le voyage ?

Asseyez-vous ou penchez-vous vers l'avant.

Suivez le protocole donné pour les élastiques.

Gardez à proximité :

  • un sac ou récipient ;
  • des compresses ;
  • de l'eau ;
  • le matériel d'urgence ;
  • un médicament antiémétique prescrit.

Demandez de l'aide en cas :

  • de vomissements répétés ;
  • de sang rouge en quantité ;
  • de difficulté respiratoire ;
  • de malaise ;
  • d'impossibilité à dégager la bouche.

Que faire en cas de problème loin de son chirurgien ?

Consultez localement en cas de :

  • fièvre ;
  • regonflement ;
  • douleur croissante ;
  • pus ;
  • mauvaise odeur associée à un écoulement ;
  • changement de l'occlusion ;
  • traumatisme ;
  • dent très mobile ;
  • saignement persistant ;
  • impossibilité à boire.

Contactez ensuite votre équipe habituelle pour transmettre les informations et organiser la suite.

Quand faut-il appeler les secours ?

Appelez le 15 ou le 112 en France, ou le numéro d'urgence local, en cas de :

  • difficulté respiratoire ;
  • gonflement rapide de la langue ou du cou ;
  • saignement abondant ;
  • malaise important ;
  • perte de connaissance ;
  • douleur thoracique ;
  • faiblesse neurologique brutale ;
  • traumatisme facial important ;
  • impossibilité de dégager la bouche lors de vomissements.

Questions fréquentes

Quand puis-je reconduire ?

Lorsque vous ne prenez plus de traitement altérant la vigilance et que vous pouvez réagir, tourner la tête et freiner en urgence sans gêne.

Puis-je conduire avec des élastiques ?

Cela peut être possible, mais vous devez connaître le protocole d'urgence, ne pas avoir de nausées et pouvoir accéder immédiatement au matériel nécessaire.

Puis-je prendre le train rapidement ?

Le train évite les variations de pression importantes de l'avion, mais la fatigue, les correspondances, les bagages et l'éloignement doivent être pris en compte.

Quand puis-je prendre l'avion ?

Il n'existe pas de délai universel. L'accord du chirurgien est particulièrement important après une chirurgie du maxillaire, du nez ou des sinus.

Pourquoi l'avion peut-il faire mal aux sinus ?

La pression de la cabine varie. Lorsque la ventilation d'un sinus est bloquée par le gonflement ou les sécrétions, l'équilibrage peut devenir douloureux.

Puis-je me moucher pour équilibrer la pression ?

Pas si votre chirurgien l'interdit encore. Les manœuvres sous pression ne doivent pas être réalisées sans validation.

Puis-je utiliser un décongestionnant ?

Seulement s'il a été autorisé ou prescrit.

Les plaques déclenchent-elles les portiques ?

Elles ne provoquent généralement pas de difficulté particulière, mais conservez vos documents médicaux pour le transport de traitements ou de matériel.

Puis-je porter ma valise ?

Il est préférable de demander de l'aide pendant la récupération, surtout si la valise est lourde ou doit être placée en hauteur.

Est-il raisonnable de partir loin juste après l'opération ?

Même si le transport est possible, l'éloignement des contrôles et de l'équipe peut rendre la gestion d'une complication plus difficile.

À retenir

  • Il n'existe pas de délai universel pour conduire ou voyager après une chirurgie des mâchoires.
  • La conduite ne doit reprendre que lorsque la vigilance et les capacités de réaction sont normales.
  • Certains antalgiques, anxiolytiques et anti-nauséeux sont incompatibles avec la conduite.
  • Le train expose surtout à la fatigue, aux correspondances et au port de bagages.
  • L'avion ajoute les variations de pression nasale, sinusienne et auriculaire.
  • L'accord du chirurgien est essentiel après une chirurgie du maxillaire ou des sinus.
  • Il ne faut pas se moucher ni effectuer une manœuvre sous pression sans autorisation.
  • Les médicaments et le matériel relatif aux élastiques doivent rester en bagage à main.
  • Un long voyage ne doit pas compromettre les contrôles postopératoires.
  • Une difficulté respiratoire, un saignement abondant ou un gonflement rapide sont des urgences.

Ce contenu fournit des informations générales. Il ne remplace pas l'évaluation de votre chirurgien, de votre médecin, de votre pharmacien ni les règles de la compagnie de transport.


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Références scientifiques

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