Comment le visage change-t-il après une chirurgie des mâchoires ?
Une chirurgie orthognathique déplace les os du maxillaire, de la mandibule ou du menton. Elle modifie donc nécessairement les tissus qui les recouvrent : les lèvres, les joues, le nez, le sourire et le contour du visage.
Ces changements peuvent être recherchés, redoutés ou difficiles à imaginer avant l’intervention. Ils dépendent du type d’opération, de la direction et de l’importance des mouvements osseux, mais aussi de caractéristiques très personnelles comme l’épaisseur de la peau, la tonicité musculaire et la forme initiale du visage.
Le résultat ne peut pas être évalué pendant les premières semaines. Le gonflement, la raideur, la diminution de la sensibilité et les difficultés à sourire déforment temporairement les traits.
La majorité des études montrent une amélioration de la satisfaction faciale et de la qualité de vie après le traitement, mais la satisfaction reste multifactorielle et aucun chirurgien ne peut garantir exactement l’apparence finale.
Pourquoi la chirurgie des mâchoires change-t-elle le visage ?
Les tissus mous du visage reposent sur le squelette.
Lorsque le chirurgien avance, recule, remonte, abaisse ou fait pivoter une mâchoire, les tissus qui y sont attachés changent également de position.
La chirurgie peut modifier :
- le profil ;
- la projection du milieu du visage ;
- le contour de la mandibule ;
- la position du menton ;
- la forme et la fermeture des lèvres ;
- l’exposition des dents ;
- la largeur apparente du sourire ;
- l’équilibre entre le nez, les lèvres et le menton ;
- la symétrie du visage ;
- l’angle entre le cou et la mâchoire.
Les tissus mous ne suivent cependant pas les os selon un rapport fixe et parfaitement prévisible.
Deux patients opérés avec des déplacements osseux similaires peuvent obtenir des résultats visuels différents.
Le visage change-t-il beaucoup après l’opération ?
Cela dépend du décalage initial et des mouvements réalisés.
Le changement peut être discret lorsque :
- le décalage est modéré ;
- les mouvements osseux sont limités ;
- une seule mâchoire est légèrement repositionnée ;
- les proportions initiales sont déjà équilibrées.
Il peut être plus marqué lorsque :
- les deux mâchoires sont opérées ;
- le maxillaire ou la mandibule est fortement avancé ou reculé ;
- une rotation importante est réalisée ;
- une asymétrie est corrigée ;
- une génioplastie est associée ;
- le profil initial est très concave ou très convexe.
Le patient peut percevoir le changement comme plus important que son entourage, car il connaît très précisément son ancien visage.
À l’inverse, l’entourage peut immédiatement remarquer une transformation que le patient met plusieurs semaines à intégrer.
Quand peut-on voir le véritable résultat ?
Le visage visible juste après l’intervention n’est pas le résultat définitif.
Pendant les premières semaines, son apparence est influencée par :
- le gonflement ;
- les hématomes ;
- la tension des lèvres ;
- la raideur des muscles ;
- les élastiques ;
- la diminution de la sensibilité ;
- la difficulté à sourire ;
- la fatigue ;
- la perte de poids éventuelle.
Une première idée plus réaliste apparaît progressivement au cours des premiers mois.
Des modifications plus discrètes peuvent toutefois se poursuivre pendant six à douze mois, notamment autour du nez, des lèvres, des joues, du menton et du contour mandibulaire.
La fin de l’orthodontie peut également modifier le sourire et l’équilibre visible des dents.
Pourquoi le visage paraît-il étrange les premiers jours ?
Pendant la phase postopératoire immédiate, le visage peut sembler :
- très large ;
- asymétrique ;
- figé ;
- trop rond ;
- sans expression ;
- plus âgé ou plus jeune ;
- très différent des simulations ;
- disproportionné.
Cela ne signifie pas que le résultat sera mauvais.
Le gonflement n’est pas toujours réparti de manière symétrique. Les lèvres peuvent être très épaisses, le nez élargi par l’œdème et le sourire presque impossible.
Le cerveau doit également s’habituer à reconnaître un visage qui ne correspond plus exactement à l’image mémorisée.
Il est préférable d’éviter de tirer des conclusions esthétiques pendant cette période.
Comment le profil peut-il changer ?
Le profil dépend principalement de l’équilibre entre :
- le front ;
- le nez ;
- les lèvres ;
- les mâchoires ;
- le menton ;
- le cou.
Après une avancée du maxillaire
Le milieu du visage peut paraître plus projeté. La lèvre supérieure peut être mieux soutenue et le profil moins concave.
Après un recul de la mandibule
La partie inférieure du visage peut sembler moins proéminente. Le profil peut devenir plus droit ou plus doux.
Après une avancée mandibulaire
Le menton et la ligne mandibulaire peuvent paraître davantage projetés. Le profil peut devenir moins convexe.
Après une génioplastie
Le menton peut être avancé, reculé, remonté, abaissé ou recentré indépendamment des arcades dentaires.
Après une chirurgie bimaxillaire
Les deux mâchoires peuvent être déplacées de manière coordonnée afin de modifier l’occlusion et les proportions globales du visage.
L’effet visuel dépend davantage de l’ensemble des mouvements que du nombre de millimètres considéré isolément.
Le visage sera-t-il plus harmonieux ?
L’objectif esthétique est généralement de rendre les proportions plus équilibrées, tout en corrigeant les problèmes fonctionnels.
Cependant, le mot « harmonieux » reste en partie subjectif.
Le chirurgien analyse notamment :
- l’équilibre du profil ;
- la symétrie ;
- la projection du menton ;
- la position des lèvres ;
- l’exposition des incisives ;
- la hauteur des différents tiers du visage ;
- le sourire ;
- la relation entre le nez, les lèvres et le menton.
La satisfaction dépend aussi des attentes personnelles, de l’image de soi, de la qualité des explications reçues et de la manière dont le patient vit son parcours.
Les revues disponibles retrouvent généralement une amélioration esthétique et fonctionnelle chez la majorité des patients, mais elles montrent également qu’une minorité reste insatisfaite malgré un résultat jugé techniquement satisfaisant.
Le nez change-t-il après une chirurgie du maxillaire ?
Oui, une chirurgie du maxillaire supérieur peut modifier le nez.
Les changements possibles comprennent :
- un élargissement de la base des narines ;
- une modification de la pointe ;
- une rotation légère de la pointe vers le haut ;
- une modification de l’angle entre le nez et la lèvre ;
- une variation de la projection apparente ;
- une modification de la symétrie des narines.
Ces changements sont surtout liés :
- à l’avancée du maxillaire ;
- à son impaction vers le haut ;
- aux rotations ;
- au décollement des tissus autour du nez ;
- à la réaction cicatricielle.
Le gonflement initial accentue souvent l’impression d’élargissement.
Le chirurgien peut utiliser différentes techniques destinées à limiter ou contrôler certains changements, notamment des sutures au niveau de la base du nez. Elles ne permettent pas de garantir une absence totale de modification.
Le nez paraît-il plus gros après l’opération ?
Il peut paraître plus large ou plus projeté, particulièrement pendant les premières semaines.
Cette impression peut provenir :
- du gonflement ;
- de l’avancée du maxillaire ;
- de l’élargissement de la base nasale ;
- de la nouvelle relation entre le nez et le menton ;
- de la modification du profil.
Un nez qui semble soudain plus présent n’a pas nécessairement augmenté de volume. Le changement des structures voisines modifie aussi la manière dont il est perçu.
Il est préférable d’attendre la diminution de l’œdème avant d’envisager une correction esthétique complémentaire.
La forme des narines peut-elle changer ?
Oui.
Une chirurgie du maxillaire peut modifier :
- la largeur des narines ;
- leur orientation ;
- leur symétrie ;
- la visibilité de leur intérieur de face.
Une asymétrie très précoce peut être liée au gonflement et à la tension des tissus.
Une asymétrie persistante sera évaluée après stabilisation du visage.
Les lèvres changent-elles après la chirurgie ?
Oui, les lèvres peuvent changer de position, de projection, de forme et de mobilité.
Après une avancée du maxillaire
La lèvre supérieure peut être davantage soutenue et projetée.
Après une impaction du maxillaire
L’exposition des dents et la relation entre la lèvre supérieure et le nez peuvent évoluer.
Après une avancée mandibulaire
La position de la lèvre inférieure peut devenir plus équilibrée par rapport au menton.
Après un recul mandibulaire
La lèvre inférieure peut paraître moins en avant.
La forme finale dépend aussi :
- de l’épaisseur des lèvres ;
- de leur tonicité ;
- de la position des incisives ;
- du gonflement ;
- de la sensibilité ;
- de la cicatrisation.
Les lèvres peuvent sembler rigides, très épaisses ou asymétriques pendant plusieurs semaines.
Mes lèvres vont-elles devenir plus fines ?
Elles peuvent paraître plus fines ou plus épaisses selon les mouvements et le nouvel équilibre du visage.
Une lèvre peut sembler plus fine lorsque :
- elle est moins projetée ;
- elle s’étire davantage sur les dents ;
- le gonflement disparaît ;
- l’autre lèvre devient plus présente ;
- la nouvelle position du menton modifie les proportions.
À l’inverse, une avancée osseuse peut donner davantage de soutien à une lèvre.
Le volume réel des lèvres n’est pas le seul élément en jeu : leur orientation, leur mobilité et leur rapport avec les dents changent également.
Pourquoi mes lèvres ne ferment-elles pas normalement après l’opération ?
Dans les premières semaines, la fermeture des lèvres peut être difficile en raison :
- du gonflement ;
- de la diminution de la sensibilité ;
- de la raideur musculaire ;
- des élastiques ;
- de la nouvelle position des mâchoires ;
- de la fatigue des muscles ;
- de la sécheresse.
Cette difficulté peut s’améliorer progressivement avec la diminution de l’œdème et la récupération de la mobilité.
Une impossibilité persistante de fermer les lèvres doit être évaluée par l’équipe, notamment si elle gêne la respiration, l’alimentation ou l’hygiène.
Le sourire change-t-il ?
Oui.
Le sourire dépend de la position :
- du maxillaire ;
- des dents ;
- des lèvres ;
- des commissures ;
- des muscles ;
- du nez.
La chirurgie peut modifier :
- la quantité de dents visibles ;
- l’exposition de la gencive ;
- la largeur apparente du sourire ;
- la courbure de la lèvre ;
- la symétrie ;
- le soutien de la lèvre supérieure.
Pendant les premières semaines, le sourire peut sembler figé, tordu ou artificiel.
La diminution de la sensibilité et le manque de coordination musculaire rendent parfois difficile un sourire naturel.
Il faut laisser le temps aux tissus et aux muscles de s’adapter.
Un sourire gingival peut-il disparaître ?
Une exposition excessive de la gencive supérieure peut être réduite lorsqu’elle est liée à une position verticale trop basse du maxillaire.
Le chirurgien peut remonter le maxillaire, ce qui diminue souvent la quantité de gencive visible.
Le résultat dépend toutefois aussi :
- de la longueur et de la mobilité de la lèvre supérieure ;
- de la hauteur des dents ;
- de la forme des gencives ;
- de la position des incisives ;
- de l’amplitude du sourire.
La chirurgie ne corrige donc pas tous les sourires gingivaux de la même manière.
Les dents seront-elles plus ou moins visibles ?
La visibilité des incisives peut évoluer au repos et pendant le sourire.
Elle dépend :
- de la position verticale du maxillaire ;
- de la position orthodontique des dents ;
- de la longueur de la lèvre ;
- de l’âge ;
- de la mobilité musculaire ;
- de la rotation des mâchoires.
L’objectif est souvent d’obtenir une exposition dentaire adaptée au visage, et pas uniquement de fermer correctement les dents.
Cette question doit être discutée pendant la planification.
La mâchoire paraîtra-t-elle plus carrée ou plus fine ?
Le contour mandibulaire peut changer selon :
- une avancée ou un recul de la mandibule ;
- une rotation ;
- la correction d’une asymétrie ;
- la position des angles mandibulaires ;
- une génioplastie ;
- l’évolution des muscles masséters ;
- la perte de poids.
Une avancée mandibulaire peut rendre la ligne de la mâchoire plus nette.
Un recul peut adoucir un bas du visage très projeté.
La disparition du gonflement peut prendre plusieurs mois et modifier progressivement l’impression de largeur.
Le menton change-t-il même sans génioplastie ?
Oui.
Lorsque la mandibule est avancée ou reculée, le menton se déplace avec elle.
Sa projection apparente peut également changer après une rotation des mâchoires.
Une génioplastie n’est proposée que lorsqu’un ajustement supplémentaire du menton est jugé utile pour :
- le profil ;
- la hauteur du bas du visage ;
- la symétrie ;
- la fermeture des lèvres ;
- ou un objectif fonctionnel précis.
Elle ne doit pas être considérée comme automatiquement nécessaire dans toutes les chirurgies.
Que change une génioplastie ?
Une génioplastie osseuse peut permettre de :
- avancer le menton ;
- le reculer ;
- le remonter ;
- l’abaisser ;
- le recentrer ;
- réduire une asymétrie ;
- modifier sa largeur dans certaines techniques.
Elle change surtout la partie inférieure du profil et le rapport entre le menton, les lèvres et le cou.
Elle ne modifie pas directement l’emboîtement des dents.
Le changement peut paraître important même lorsque le déplacement osseux est limité, car le menton joue un rôle central dans l’équilibre du profil.
La chirurgie peut-elle corriger une asymétrie du visage ?
Oui, une asymétrie liée à la position des mâchoires peut être nettement améliorée.
La chirurgie peut agir sur :
- le décalage du menton ;
- l’inclinaison du plan des dents ;
- la hauteur différente des deux côtés ;
- la position de la mandibule ;
- la position du maxillaire ;
- certains écarts de volume apparents.
Cependant, aucun visage n’est parfaitement symétrique.
Une asymétrie résiduelle peut persister en raison :
- de différences musculaires ;
- de la forme propre des os ;
- de l’épaisseur variable des tissus ;
- d’une asymétrie du nez ;
- des oreilles ou des orbites ;
- de la cicatrisation ;
- d’une déviation ancienne des fonctions.
Une revue systématique publiée en 2024 confirme que la chirurgie améliore globalement les asymétries squelettiques et des tissus mous, mais que la stabilité et le degré de correction varient selon les situations et les méthodes utilisées.
Pourquoi une joue semble-t-elle plus grosse que l’autre ?
Pendant la récupération, une différence entre les joues est fréquente.
Elle peut être liée :
- à un gonflement asymétrique ;
- à un hématome ;
- au côté sur lequel vous dormez ;
- à des gestes chirurgicaux différents ;
- à la tension musculaire ;
- à une asymétrie déjà présente avant l’opération.
Cette différence doit généralement diminuer.
Une joue qui regonfle brutalement, devient rouge, chaude ou douloureuse nécessite un avis médical.
Le visage peut-il paraître plus long ou plus court ?
Oui.
Une chirurgie peut modifier la hauteur apparente du visage.
Une impaction du maxillaire
Elle peut raccourcir visuellement le tiers inférieur et réduire un sourire gingival.
Un abaissement du maxillaire
Il peut augmenter la hauteur verticale et l’exposition des dents.
Une rotation des deux mâchoires
Elle peut modifier simultanément le profil, le menton et la hauteur faciale.
Une génioplastie verticale
Elle peut allonger ou raccourcir visuellement le bas du visage.
Ces changements doivent être planifiés en tenant compte de l’ensemble des proportions.
Le cou et le dessous du menton changent-ils ?
Oui, surtout après une avancée ou un recul mandibulaire et après certaines génioplasties.
Une avancée peut :
- améliorer la définition du contour mandibulaire ;
- tendre davantage les tissus sous le menton ;
- modifier l’angle entre le cou et la mâchoire.
Un recul mandibulaire peut parfois réduire cette définition.
Le résultat dépend aussi :
- du poids ;
- de l’élasticité cutanée ;
- de l’âge ;
- de la quantité de graisse sous-mentonnière ;
- de la position de l’os hyoïde ;
- de la posture.
La chirurgie orthognathique n’est pas un lifting et ne permet pas de garantir la disparition d’un double menton.
Le visage peut-il sembler plus vieux après l’opération ?
Cette impression peut être temporaire.
Elle peut être liée :
- à la fatigue ;
- à la perte de poids ;
- au gonflement ;
- aux cernes ;
- à la peau déshydratée ;
- à un sourire moins mobile ;
- à une expression inhabituelle.
Plus tard, les changements de soutien des lèvres et des joues peuvent modifier la perception de l’âge.
La chirurgie n’a pas pour objectif principal de rajeunir ou de vieillir le visage.
Est-il possible de ne pas reconnaître son visage ?
Oui, certains patients ressentent un décalage temporaire avec leur nouvelle apparence.
Ils peuvent avoir l’impression :
- de voir le visage de quelqu’un d’autre ;
- de regretter leur ancien profil ;
- de ne plus reconnaître leur sourire ;
- d’avoir perdu une partie de leur identité ;
- d’être observés en permanence.
Cette réaction ne signifie pas nécessairement que le résultat est mauvais.
La chirurgie modifie une image de soi construite pendant des années. L’adaptation peut prendre du temps, surtout lorsque le changement est important.
Les synthèses disponibles montrent globalement une amélioration psychosociale après le traitement, mais également une dégradation temporaire possible pendant certaines phases du parcours.
Est-il normal de regretter l’opération au début ?
Oui, un regret transitoire peut survenir pendant les premières semaines.
Cette période cumule :
- douleur ;
- fatigue ;
- difficultés alimentaires ;
- gonflement ;
- perte d’autonomie ;
- changement du visage ;
- peur du résultat ;
- diminution des interactions sociales.
Le jugement porté sur l’opération pendant cette phase peut être très différent de celui formulé plusieurs mois plus tard.
Cependant, une souffrance psychologique importante, durable ou accompagnée d’idées noires nécessite une aide médicale rapide.
Comment se préparer psychologiquement au changement de visage ?
Avant l’opération, il est utile de :
- demander au chirurgien quels changements sont attendus ;
- comprendre les limites des simulations ;
- prendre des photographies neutres avant le traitement ;
- distinguer les objectifs fonctionnels et esthétiques ;
- parler de ses inquiétudes ;
- éviter de chercher un résultat identique à celui d’un autre patient ;
- anticiper la période pendant laquelle le visage sera gonflé ;
- préparer une réponse simple aux questions de l’entourage.
Des attentes réalistes et une information claire jouent un rôle important dans la satisfaction postopératoire.
La simulation 3D montre-t-elle exactement le futur visage ?
Non.
La planification tridimensionnelle peut être très précise pour prévoir les mouvements des os.
La simulation des tissus mous est plus incertaine, car elle doit anticiper la réaction :
- de la peau ;
- des lèvres ;
- du nez ;
- des muscles ;
- de la graisse ;
- des cicatrices.
Elle ne peut pas prévoir parfaitement :
- le gonflement ;
- la cicatrisation ;
- la mobilité ;
- les petites asymétries ;
- la perte de poids ;
- la manière dont le patient percevra son visage.
La simulation doit être considérée comme un outil de discussion, pas comme une garantie contractuelle.
Peut-on demander à garder certains traits de son visage ?
Oui, les préférences du patient doivent être discutées avant la validation du plan.
Vous pouvez expliquer que vous souhaitez :
- un changement discret ;
- conserver une certaine projection du menton ;
- éviter un profil trop droit ;
- limiter l’élargissement du nez ;
- préserver l’identité de votre sourire ;
- ne pas modifier excessivement le bas du visage.
Le chirurgien pourra préciser ce qui est compatible avec :
- la correction fonctionnelle ;
- l’occlusion ;
- la stabilité ;
- l’anatomie ;
- les risques.
Il n’est pas toujours possible de corriger complètement le décalage tout en conservant exactement tous les traits initiaux.
Peut-on choisir précisément son futur profil ?
Le patient peut participer à la définition des objectifs, mais il ne choisit pas un profil comme dans un catalogue.
Le plan doit respecter :
- la fonction ;
- la stabilité ;
- les limites anatomiques ;
- les articulations ;
- les voies respiratoires ;
- les dents ;
- les tissus mous.
Une préférence esthétique peut influencer certains choix lorsqu’il existe plusieurs options raisonnables.
Elle ne peut pas imposer un mouvement considéré comme instable ou dangereux.
Que faire si le résultat ne me plaît pas ?
Il faut d’abord tenir compte du délai écoulé.
Pendant les premières semaines ou les premiers mois, l’apparence est encore susceptible d’évoluer.
Notez précisément ce qui vous dérange :
- le nez ;
- les lèvres ;
- le sourire ;
- le menton ;
- une asymétrie ;
- le profil ;
- l’exposition des dents ;
- la fermeture des lèvres.
Demandez ensuite au chirurgien :
- si l’aspect est encore lié au gonflement ;
- quelle évolution est attendue ;
- si la situation est fonctionnelle ou uniquement esthétique ;
- à quel moment une évaluation définitive pourra être faite ;
- si un traitement orthodontique, kinésithérapique ou chirurgical peut être utile.
Une retouche ne doit généralement pas être décidée trop tôt, sauf complication nécessitant une prise en charge rapide.
Quand peut-on envisager une retouche esthétique ?
Le délai dépend du problème concerné.
Il faut généralement attendre :
- la consolidation osseuse ;
- la diminution du gonflement ;
- la stabilisation des tissus ;
- la récupération de la mobilité ;
- l’avancement ou la fin de l’orthodontie.
Une correction du nez, du menton, des lèvres ou d’une asymétrie résiduelle ne doit pas être planifiée sur l’apparence des premières semaines.
Le chirurgien indiquera le moment approprié selon la situation.
La chirurgie rend-elle toujours plus beau ?
Non, car la beauté est subjective et aucune intervention ne garantit que le patient ou son entourage préférera chaque changement.
L’objectif est de corriger une anomalie des mâchoires et d’améliorer l’équilibre fonctionnel et facial.
La majorité des patients rapportent une satisfaction élevée et une amélioration de l’apparence, mais les revues disponibles retrouvent aussi une minorité de patients insatisfaits. Les estimations varient selon les études, les populations, les questionnaires et la durée du suivi.
Un résultat techniquement réussi peut être vécu négativement lorsque :
- les attentes étaient irréalistes ;
- le changement n’avait pas été suffisamment anticipé ;
- une caractéristique du visage reste gênante ;
- une complication survient ;
- l’adaptation psychologique est difficile ;
- la communication avec l’équipe a été insuffisante.
Les autres me reconnaîtront-ils ?
Dans la grande majorité des cas, oui.
La chirurgie modifie les proportions, mais elle ne remplace pas l’ensemble des caractéristiques du visage.
Les yeux, le front, les expressions, la voix, la coiffure et de nombreux autres éléments restent reconnaissables.
Le changement peut néanmoins être très visible dans les cas de décalage important ou d’asymétrie marquée.
Quand faire des photos comparatives ?
Les photographies peuvent aider à suivre l’évolution à condition de les réaliser :
- avec la même lumière ;
- à la même distance ;
- avec la tête dans la même position ;
- sans filtre ;
- de face, de profil et de trois quarts ;
- à des intervalles suffisamment espacés.
Comparer chaque jour favorise souvent l’inquiétude, car les variations sont difficiles à percevoir.
Une comparaison hebdomadaire au début, puis mensuelle, est généralement plus utile.
Quels signes nécessitent un avis médical ?
Contactez l’équipe si vous observez :
- une asymétrie qui augmente brutalement ;
- un côté qui regonfle après une amélioration ;
- une rougeur ou une chaleur locale ;
- une douleur croissante ;
- un écoulement ;
- une fièvre ;
- un changement brutal de l’occlusion ;
- une difficulté nouvelle à fermer la bouche ;
- une déformation apparue après un choc ;
- une gêne respiratoire.
Appelez le 15 ou le 112 en cas de difficulté respiratoire, de gonflement rapide de la langue ou du cou, de saignement abondant ou de trouble visuel brutal.
Questions fréquentes
À partir de quand mon visage ressemblera-t-il au résultat final ?
Une première idée réaliste apparaît au fil des premiers mois. De petites évolutions peuvent se poursuivre jusqu’à six ou douze mois.
Mon nez va-t-il forcément s’élargir ?
Pas forcément, mais une chirurgie du maxillaire peut modifier la base du nez. Le gonflement accentue souvent cette impression au début.
Mes lèvres vont-elles rester gonflées ?
Non. Le gonflement diminue progressivement, mais leur position et leur soutien peuvent réellement changer.
Mon sourire redeviendra-t-il naturel ?
Il s’améliore généralement avec la diminution de l’œdème, la récupération de la sensibilité et le retour de la mobilité musculaire.
Une asymétrie après l’opération est-elle normale ?
Une asymétrie temporaire est fréquente. Une asymétrie brutale, douloureuse ou qui s’aggrave doit être signalée.
Est-ce que mes proches vont me reconnaître ?
Oui dans la plupart des cas, même lorsqu’ils remarquent clairement le changement.
Peut-on regretter son ancien visage ?
Oui, surtout au début. L’adaptation à une nouvelle apparence peut prendre plusieurs semaines ou plusieurs mois.
La simulation 3D est-elle fiable ?
Elle est utile pour les mouvements osseux, mais moins précise pour prévoir exactement la peau, les lèvres et le nez.
Peut-on corriger le nez en même temps ?
Cela dépend de la situation et des habitudes de l’équipe. Une rhinoplastie est souvent discutée après stabilisation, car la chirurgie du maxillaire peut elle-même modifier le nez.
Quand peut-on juger une asymétrie persistante ?
Il faut généralement attendre la diminution du gonflement et l’adaptation des tissus avant de conclure.
À retenir
- La chirurgie des mâchoires modifie nécessairement certains traits du visage.
- L’importance du changement dépend des mouvements osseux et des tissus propres à chaque patient.
- Le gonflement empêche de juger le résultat pendant les premières semaines.
- Le nez, les lèvres, le sourire, le profil et le menton peuvent évoluer.
- Une asymétrie temporaire est fréquente.
- La simulation 3D ne montre pas exactement le futur visage.
- La majorité des patients rapportent une amélioration esthétique et psychosociale, mais la satisfaction n’est jamais garantie.
- Un regret temporaire peut survenir pendant la récupération.
- Les attentes esthétiques doivent être discutées clairement avant l’opération.
- Une retouche ne doit généralement pas être décidée avant la stabilisation du résultat.
Ce contenu apporte des informations générales. Il ne remplace pas l’évaluation personnalisée, les explications ni le suivi de votre chirurgien et de votre orthodontiste.
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